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D
ans la pénombre d'une petite
chapelle,
E
n arabesques, gracieusement,
dansent leurs mains ...
N
ovices et initiées en habit
traditionnel,
T
ranscrivent les commandements
écris sur parchemin...
E
nvoûté par le fuseau, le lin
s'entremêle
L
ibérant les jours au fil de son
chemin...
L
e silence se recueille en ce
havre intemporel.
I
ci , Hier si proche, épouse déjà
demain.
E
t ce mariage que nos ancêtres
disaient éternel,
R
assure Sainte Anne, cachée au
mileu d'un bouquet de jasmins...
E
nigmatiques femmes, jolies soeurs
de dentelle,
S
erait-ce le fil du temps, qui
danse entre vos mains ?
(Acrostiche d' ALAIN DELHAYE, pour les dentellières d'Hondschoote - Décembre 1992) |

Retenue prisonnière dans un fil de l'ouvrage, Une aiguille minuscule, à la
langue effilée Entame le serpentin d'un filet ajouré, Ciselé sur la pureté
du lin du délicat mouchoir. Sous la voûte neigeuse de ses cheveux
soyeux, La tendresse infinie de ses yeux occultée, Je crois bien que ma
grand-mère sommeille. Alors, sans mot dire, je m'approche et me risque, À
broder de mes lèvres sur la peau de sa main d'artiste, Le tracé d'un baiser
parfumé de mon amour pour elle
Je suis la dentellière des mots Avec
mon crochet de lumière Qui vient du cœur de la Terre Ou d'un cœur encore
bien plus haut
Jacqueline DELPY

Douce ajourée aux entrelacs de soie, fleur de coton Envoile de beauté nos
rêves mauves, quand se défont les corsages aux jolis galons Nymphes
ondoyantes sous les soupirs à l'or fin tissés de ces doigts de fées
Tisserandes en terres de légende quand de Bruges à Venise Elles, femmes,
fées, dentellières, dansent au chant des fuseaux zélés Lumineuses guipures
aux accroche les cœurs mon amour Lieu d'un désir où nos corps s'épanouissent
alentour En blonde de Caen ou belle duchesse, il luit soleil en nos jours

LE TEMPS SE BRODE AU POINT DE SAISON
Accablée la nuit pleure éparpille
ses mouchoirs de dentelle que le matin compatissant pique de perles irisées
Lucie PETIT

Trouvé
sur le site de Christian LACROIX :
Enveloppée de dentelles et plumes, Couverte de
broderies rares, Balladeuse que le soir allume, Insensible aux idées
noires, Son seul soupir est pour la lune.
F.L.
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