|
Beaucoup passent,
te voient, mais ne te regardent pas. Tu es là, au fond
de cette boutique et tu attends, Que quelqu'un
s’arrête ou revienne sur ses pas,
Que l’on te
prenne avec un sourire attendrissant.
Par-là je suis
passée et je me suis arrêtée.
Il ne m’a pas
fallu des heures,
Pour t’apprécier
à ta juste valeur.
Délicatement, je
t’ai emportée.
Je t’ai
rafraîchie, dorlotée, avec des gestes sûrs.
Effaçant quelques
traces d’usure.
Un peu de
jeunesse tu as repris,
Pas trop, car de
ton charme, elles font partie.
Oubliée dans
cette vieille malle noire.
Il fallait faire
revivre ton histoire.
Qu’il me
fut facile d’imaginer,
Histoire d’hier,
histoire de nos ancêtres aimés !
Et te voilà
renaître, jolie dentelle,
Sur ce meuble
d’aujourd’hui,
Te faire vivre
pour demain une histoire nouvelle,
Avec moi,
rassures toi ! Elle n’est point, là, d’être finie !
|